
PRODUCTION AUDIOVISUELLE
Unsa SPECTOM
Convention Collective Nationale de la Production Audiovisuelle – IDCC 2642
Par arrêté en date du 9 avril 2019, le ministère du travail a procédé à la fusion de la convention collective nationale des artistes-interprètes engagés pour des émissions de télévision (IDCC 1734) avec la convention collective nationale de la production audiovisuelle (IDCC 2642), désignée convention collective de rattachement.
La Fédération UNSA Spectacle et Communication a toujours été opposé aux fusions de conventions collectives, notamment celles imposées par des critères fixés par le législateur et qui ont pour effet de diluer les spécificités de certains secteurs d’activités de taille modeste dans des branches de taille plus importante.
L’UNSA a intenté plusieurs actions judiciaires et administratives dans le but de contester ces fusions à marche forcée qui s’inscrivent dans le processus de réduction de nombre de branches professionnelles entamé depuis quelques années par les différents gouvernements successifs.
*Cf rapport RAMAIN sur la réduction du nombre de branches (commandé par le gouvernement mais qui n’a jamais officiellement été publié).
Ces procédures, dont celle intentée par le SFA-CGT et l’UNSA Spectacle et Communication, aux fins de contester la fusion imposée par le ministère du travail entre la « petite » branche des artistes interprètes engagés pour des émissions de télévision (IDCC 1497) et celle de la production audiovisuelle (IDCC 2642), même si elles n’ont pas permis d’obtenir gain de cause, ont abouti à la décision rendue par le Conseil Constitutionnel aujourd’hui si importante dans le cadre des processus de fusion de branche notamment durant la période transitoire de 5 ans.
Consultez la décision du Conseil Constitutionnel.
Aujourd’hui, la convention collective des artistes interprètes engagés pour des émissions de télévision, si particulière en ce qu’elle intégrait dans ses négations les télédiffuseurs si importants dans l’économie de la branche, a été fusionnée avec celle de la production audiovisuelle.
Résultats, les télédiffuseurs ne sont plus parties prenantes aux négociations et plus aucune négociation spécifique aux secteurs des artistes interprètes engagés pour des émissions de télévision n’a lieu.
Champ de la convention collective nationale de la production audiovisuelle
Le producteur audiovisuel est la personne physique ou morale qui prend l’initiative et la responsabilité de la réalisation d’un programme composé d’images et de sons animés.
Le producteur peut être amené à concevoir des programmes pour une utilisation télévisuelle ou analogue, notamment pour une diffusion via plateforme sur internet, ou pour une utilisation à des fins institutionnelles.
Dans ce dernier cas, le producteur est le concepteur d’un programme complet, réalisé à des fins de promotion ou de meilleure connaissance du donneur d’ordre. Il doit exister entre le producteur et le donneur d’ordre un contrat de cession de droit, garantissant l’exploitation de ce programme par le donneur d’ordre. Ce programme se différencie d’un film publicitaire par sa forme et son contenu.
La présente convention régit les relations des producteurs et de leurs salariés dans les limites précisées dans le présent titre.
La présente convention régit, en France métropolitaine et dans les DOM, les relations entre les salariés sous contrat à durée indéterminée (CDI) ou contrat à durée déterminée de droit commun (CDD) et leurs employeurs, dans les entreprises qui ont pour activité principale la production audiovisuelle, notamment les entreprises relevant des codes 59. 11A et 59. 11B de la nomenclature NAF, ces codes n’étant cités qu’à titre indicatif. Toutefois, lorsque l’entreprise produit principalement des programmes d’animation, ces relations sont régies par les dispositions de la convention collective de la production de films d’animation.
– En ce qui concerne les salariés engagés, par les entreprises définies au début de l’alinéa précédent, sous contrat à durée déterminée dit d’usage (CDDU), à l’exception des artistes interprètes, la présente convention s’applique lorsque l’objet du contrat est un programme audiovisuel destiné à une exploitation commerciale quelle qu’elle soit, que l’entreprise en soit le producteur délégué ou le producteur exécutif, ou un programme audiovisuel qui n’est pas destiné à une exploitation commerciale mais dont l’entreprise détient les droits d’exploitation, à l’exception des films cinématographiques de court ou de long-métrage, des films publicitaires, et des programmes d’animation.
Dispositions spécifiques aux artistes interprètes engagés pour des émissions de télévision
Les stipulations suivantes de la convention collective nationale des artistes-interprètes engagés pour des émissions de télévision (CCN AITV – IDCC 1734) sont maintenues :
– l’article 1.1, alinéa 4 ;
– l’article 2.3 ;
– le titre III, le titre IV (à l’exception de l’article 4.12), les titres V à VII ;
– l’ensemble des annexes et textes subséquents.
Par avenant n° 18 du 18 avril 2024 relatif au remplacement des dispositions figurant au préambule et aux titres Ier et II de la convention collective, conclu pour une durée de 5 ans, il est institué une Annexe 6 à la convention collective de la production audiovisuelle (CCN PAV-IDCC 2642), convention collective de rattachement au sens de l’article L. 2261-32 du code du travail.
Articulation avec les branches connexes du spectacle
Concernant les salariés engagés, par des entreprises ayant pour activité principale la production audiovisuelle, sous contrat à durée déterminée dit d’usage (CDDU), à l’exception des artistes interprètes :
– lorsque l’objet du contrat est un film cinématographique de court ou de long-métrage ou un film publicitaire (à l’exception des films d’animation), les rapports entre l’employeur et le salarié sont régis par la convention collective de la production cinématographique (IDCC 3097).
– lorsque l’objet du contrat est, soit une activité de prestation technique indépendante d’un programme produit par l’entreprise, soit un programme audiovisuel qui n’est pas destiné à une exploitation commerciale et dont l’entreprise ne détient pas les droits d’exploitation (à l’exception des programmes d’animation), les rapports entre l’employeur et le salarié sont régis par la convention collective des entreprises techniques au service de la création et de l’événement (IDCC 2717).
– lorsque l’objet du contrat est un programme d’animation, les rapports entre l’employeur et le salarié sont régis par la convention collective de la production de films d’animation (IDCC 2412).
– lorsque l’objet du contrat relève de l’activité de télédiffusion, les rapports entre l’employeur et le salarié sont régis par les dispositions prévues pour l’emploi des salariés sous CDDU dans la télédiffusion, à compter de la date de leur extension.
– lorsque l’objet du contrat relève de la production phonographique, les rapports entre l’employeur et le salarié sont régis par la convention collective de la production phonographique (IDCC 2770). La présente convention s’applique en revanche lorsque ces mêmes entreprises produisent des vidéogrammes musicaux.
Les conditions d’emploi et de rémunération des artistes-interprètes, hors musicien, sont fixées par la convention collective des artistes interprètes engagés pour des émissions de télévision.
Par arrêté ministériel du 9 avril 2019, pris en application de l’article L. 2261-32 du code du travail relatif à la restructuration des branches professionnelles, le champ d’application de la convention collective des artistes-interprètes engagés pour des émissions de télévision (IDCC 1734) a fusionné avec celui de la convention collective nationale de la production audiovisuelle (IDCC 2642), désignée comme branche de rattachement.
Dans un délai maximal de 5 ans à compter de l’entrée en vigueur de la fusion des champs, les stipulations des conventions collectives concernées peuvent être maintenues, dans l’attente de la conclusion d’un accord remplaçant par des stipulations communes les stipulations régissant des situations équivalentes dans chacune des conventions. A défaut d’accord au terme de ce délai, les stipulations de la convention rattachée cessent de s’appliquer, à l’exception de celles régissant des situations spécifiques (Conseil constitutionnel, décision n° 2019-816 QPC du 29 novembre 2019).
Salaires minimaux conventionnels 2025
Prévention des violences, harcèlement sexuel, sexisme
Les CCHSCT des productions audiovisuelle, cinématographique et publicitaire ainsi que Le Collectif 50/50, ont souhaité faire la synthèse des démarches à mettre en œuvre et des ressources accessibles à l’ensemble des professionnel.le.s dans un kit de prévention des violences, harcèlement sexuel, sexisme.
Derniers avenants à la convention collective
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