
FILM D’ANIMATION
Unsa SPECTOM
Convention Collective Nationale de la Production de Films d’Animation – IDCC 2412
La présente convention collective régit les relations entre employeurs et salariés dans la production de films d’animation.
La production de films d’animation consiste en la création, le développement, le financement et la fabrication de programmes d’animation ayant pour destination une diffusion dans les salles de cinéma, sur les services audiovisuels et sur supports physiques.
Chaque programme d’animation est un objet aux caractéristiques artistiques et techniques singulières, proche du prototype, nécessitant des montages financier et industriel internationaux complexes. Cette particularité confère à l’activité un caractère souvent discontinu. Elle complique la rationalisation de l’activité, en particulier dans le domaine de l’organisation du travail.
C’est pourquoi il est d’usage dans l’activité de la production de films d’animation de recourir au contrat à durée déterminée d’usage. Les partenaires sociaux de la branche se sont attachés, dans le présent texte, à assurer au mieux la protection des salariés dans ce cadre, et notamment à limiter, pour les salariés autres que les artistes interprètes et les artistes musiciens, le recours au contrat à durée déterminée d’usage aux seuls cas où l’objet de la mission du salarié rend ce recours à la fois légitime et indispensable.
Champ de la convention collective nationale de la production de films d'animation
La présente convention collective, ses annexes et ses avenants éventuels règlent sur le territoire national, y compris les départements d’outre-mer, les relations entre les salariés et les employeurs des entreprises dont l’activité est la production de :
– films cinématographiques d’animation ;
– programmes d’animation pour la télévision, la vidéo, internet et le téléphone mobile ;
– films institutionnel ou publicitaire d’animation.
Cette convention collective couvre l’ensemble des entreprises intervenant dans le processus de production, y compris les studios de prestation.
Les entreprises concernées peuvent avoir les codes NAF suivants :
– 92. 1A : production de films pour la télévision ;
– 92. 1B : production de films institutionnels et publicitaires ;
– 92. 1C : production de films pour le cinéma ;
– 92. 1D : prestataires techniques pour le cinéma et la télévision.
Les codes NAF sont donnés à titre indicatif. Le personnel concerné par la présente convention collective comprend :
– les salariés sous contrat de travail à durée indéterminée ;
– les salariés sous contrat de travail à durée déterminée, y compris sous contrat de travail à durée déterminée dit d’usage tel que défini à l’article L. 1242-2, 3° du code du travail.
Articulation avec les branches connexes du spectacle
Au sein du domaine du spectacle, il arrive que les entreprises dont l’activité principale relève d’une branche particulière soient amenées à intervenir dans une branche voisine. Les partenaires sociaux signataires des présentes, attachés à créer des conditions équitables de concurrence entre les différents acteurs économiques, ont souhaité prévoir des clauses « miroir », permettant aux entreprises d’appliquer pour les salariés sous contrat à durée déterminée d’usage, le cadre conventionnel spécifique à chacune de ces branches. La présente convention prévoit d’ores et déjà une clause « miroir » avec la convention collective de la production audiovisuelle. D’autres pourront être mises en place avec les conventions collectives de la production cinématographique et de la prestation technique pour le spectacle vivant et enregistré.
La présente convention ne couvre pas l’emploi des artistes-interprètes et des artistes musiciens.
Lorsqu’une entreprise relevant du champ de la présente convention collective produit :
– un programme audiovisuel (autre qu’un programme d’animation) destiné à une exploitation commerciale quelle qu’elle soit, ou ;
– un programme audiovisuel qui n’est pas destiné à une exploitation commerciale (autre qu’un programme d’animation) mais dont l’entreprise détient les droits d’exploitation, ou ;
– un programme audiovisuel hybride – programme comportant des séquences d’animation et des séquences filmées en prise de vue réelle – destiné à une exploitation commerciale quelle qu’elle soit, ou ;
– un programme audiovisuel hybride qui n’est pas destiné à une exploitation commerciale (autre qu’un programme d’animation) mais dont l’entreprise détient les droits d’exploitation,
les rapports entre l’employeur et le salarié sous contrat à durée déterminée dit d’usage – dont l’objet du contrat est le programme audiovisuel ou la partie prise de vue réelle d’un programme audiovisuelle hybride – sont régis par la convention collective de la production audiovisuelle (IDCC 2642), à l’exception des artistes-interprètes.
Lorsqu’une entreprise relevant du champ de la présente convention collective produit :
– un film cinématographique de long-métrage, de court métrage ou publicitaire autre qu’un film cinématographique d’animation ; ou
– un film cinématographique de long-métrage, de court métrage ou publicitaire hybride (film comportant des séquences d’animation et des séquences filmées en prise de vue réelle),
les rapports entre les employeurs et les salariés, sous contrat à durée déterminée dit d’usage – dont l’objet du contrat est le film cinématographique ou la partie prise de vue réelle d’un film cinématographique hybride – sont régis par la convention collective de la production de films cinématographique (IDCC 3097), dans la mesure où cette réciprocité est également prévue dans la convention collective nationale de la production cinématographique.
Salaires minimaux conventionnels au 1er juillet 2024
Derniers avenants à la convention collective
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