Unsa SPECTCOM

Le gouvernement vient de publier de nouveaux décrets restreignant l’accès à l’Aide médicale de l’État (AME). Pour l’UNSA, ce durcissement confirme clairement la trajectoire déjà dénoncée dans le communiqué intersyndical du 7 novembre 2025. La santé des plus vulnérables est une nouvelle fois reléguée au second plan, malgré les mises en garde répétées des associations, des professionnel·les de santé et des organisations syndicales.

En assumant une politique qui fragilise l’accès aux soins, multiplie les obstacles administratifs et accroît l’exclusion, le gouvernement prend la responsabilité d’affaiblir la prévention et la santé publique.
Un dispositif vital fragilisé par des choix politiques injustifiés
L’AME n’est pas un avantage : c’est un outil de santé publique garantissant un accès minimal aux soins pour les personnes étrangères en situation irrégulière. Pourtant, l’un des décrets impose désormais que les justificatifs d’identité soient exclusivement des documents officiels avec photographie. Une exigence qui, dans les faits, privera d’accès aux soins des milliers de personnes éligibles, notamment celles ayant fui leur pays sans documents ou ayant subi des pertes ou confiscations de papiers.
Cette restriction intervient alors que seules 49 % des personnes éligibles recourent réellement à l’AME. En ajoutant de nouvelles exigences administratives, le gouvernement choisit de rendre ce dispositif encore plus inaccessible. Restreindre l’accès, c’est : accroître les risques sanitaires pour les personnes concernées comme pour l’ensemble de la population, reporter les soins vers l’hôpital souvent en urgence, et alimenter des discours stigmatisants contraires aux principes de solidarité et de dignité. Pour l’UNSA, cette mesure, présentée comme une sécurisation du dispositif, relève en réalité d’une logique de suspicion, qui renforce l’exclusion plutôt que la prévention.
Restreindre l’AME est une fausse bonne idée
L’AME représente moins de 0,5 % des dépenses de santé, un chiffre confirmé par les institutions publiques. Toutes les études convergent : limiter l’accès aux soins ne fait qu’aggraver les pathologies, retarder les prises en charge et augmenter les dépenses hospitalières. Les décrets publiés aujourd’hui ne feront qu’amplifier ces effets.
L’UNSA refuse une politique qui oppose les publics entre eux et instrumentalise la santé à des fins idéologiques. La santé doit rester un droit fondamental, non une variable d’ajustement politique.
Crédits photo : jcomp, sur Freepik

Une équipe de terrain plus que jamais engagée

Proche de vous partout en France

Contact

Nous Trouver

3 rue du Château d’eau 75010 Paris - Bureau 421

Appelez Nous

01 48 18 88 25

EMAIL

spect@unsa.org

Nous suivre