Aujourd’hui, 17,5 % des 18-29 ans et 21,9 % des mineurs vivent sous le seuil de pauvreté, soit des niveaux supérieurs à celui de l’ensemble de la population (15,4 %). Cette réalité se traduit par une entrée précoce dans le monde du travail, dès 16 ans pour certains, puis par une succession d’emplois précaires, de stages ou de contrats à temps partiel afin de subvenir à leurs besoins et tenter d’accéder à une autonomie financière.
Pour les jeunes issus des familles les plus modestes, ces efforts peuvent toutefois avoir des effets contre-productifs. Les revenus qu’ils perçoivent peuvent entraîner une diminution des aides familiales, fragilisant encore davantage l’équilibre du foyer. Ainsi, travailler peut paradoxalement aggraver la précarité.
Ce constat met en évidence un déséquilibre structurel : celles et ceux des milieux modestes sont incités à contribuer aux ressources familiales tout en étant freinés dans leur accès à l’autonomie. À l’inverse, les jeunes issus de familles plus aisées ne sont pas confrontés à ces contraintes.
Pour l’UNSA, cette situation appelle des réponses concrètes. Nous plaidons notamment pour la mise en place d’un revenu universel de solidarité accessible dès 18 ans, garantissant à chacun un socle de ressources. La reconnaissance de la majorité civile doit s’accompagner d’une véritable majorité sociale.
Ainsi, parce qu’il s’agit de parcours de vie et d’égalité des chances, l’UNSA s’engage et soutient la tribune du collectif « Il faut bien que jeunesse se fâche ».
